Qu’est-ce qu’un capteur de pédalage ?

Lorsque l’on choisi un vélo électrique (VAE), il est important de savoir quel type de capteur de pédalage est installé sur le vélo présenté. Le capteur de pédalage permet de parfaitement gérer l’assistance qui sera nécessaire à votre façon de pédaler ainsi qu’aux diverses difficultés rencontrées.

Rappel des règles appliquées aux vélos électriques ou vélos avec assistance électrique (VAE)

Même avec un moteur, le vélo électrique n’est pas classé dans les véhicules à moteur, il est considéré comme étant un vélo à part entière. Cependant la règlementation (cadre légal) est stricte à ce sujet : le moteur ne doit pas dépasser 250 W et l’assistance ne doit pas permettre de dépasser les 25 Km/h. À l’intérieur de ces prescriptions, le cycliste se trouve sur un vélo.

De plus l’assistance au démarrage qui existe sur certain modèle ne doit être qu’une aide au démarrage et ne doit pas permettre de partir sans faire d’efforts… Sans quoi, ce ne serait plus un vélo, mais un véhicule à moteur, une mobylette ou un scooter. Quand le cycliste est à l’arrêt, l’assistance doit être inactive. Cette caractéristique permet donc au cycliste d’échapper à toutes les obligations des véhicules à moteur (immatriculation, port du casque obligatoire, assurance…).

À quoi sert un capteur de pédalage ?

C’est un ou plusieurs éléments du contrôle de l’assistance électrique du vélo qui transmet au gestionnaire (calculateur ou microprocesseur) de l’assistance, les informations dont ce calculateur a besoin. Ces informations sont nécessaires pour connaitre la façon dont le cycliste pédale et quelle est la puissance à fournir pour être en cohérence avec le niveau d’assistance demandé par l’utilisateur. Plus le rythme de pédalage est rapide avec un effort faible, moins l’assistance sera élevée, mais si le rythme diminue et que les efforts augmentent, l’assistance sera plus grande.

Quels sont les capteurs de pédalage utilisés sur les vélos avec assistance électrique ?

On trouve 4 types de capteurs pour informer le calculateur.

  • Capteur de rotation : il a pour mission de donner la cadence du pédalage (ce qui va définir le Nb de tours minute…)
  • Capteur de pression : Il va donner l’effort ou la pression exercée sur les pédales.
  • Capteur d’effort : il donne au calculateur deux valeurs, la force exercée sur les pédales ainsi que la cadence du pédalage.
  • Capteur de tension : il prend en continu la tension exercée sur la chaîne.

Capteur de rotation

Le capteur de rotation a pour but d’envoyer au calculateur des tops correspondants au passage à chaque d’un index situé sur le pédalier. À chaque tour de pédale le calculateur est informé et peut ainsi calculer le temps que mettent les pédales pour faire un tour. À partir de là il est en mesure de calculer la vitesse de rotation et de définir quelle puissance il doit envoyer au moteur pour faciliter le déplacement. Cette méthode est assez rudimentaire car elle ne prend pas en compte l’effort fourni. Ce calcul se base sur la vitesse de rotation du pédalier en fonction d’une vitesse moyenne établie en fonction d’un rapport dérailleur/type de difficulté, idéal. Cette méthode de contrôle d’assistance ne fonctionne correctement que si le cycliste est au bon rapport au bon moment. Dans ce cas, l’autonomie de la batterie en sera fortement affectée.

Si vous êtes dans une forte pente et que vous avez choisi un très petit rapport, vous allez pédaler très vite et l’assistance estimera que vous n’avez pas besoin d’elle, en revanche, si vous avez choisi un grand rapport, le pédalage va être très lent mais très fatigant, alors l’assistance va se mettre à pleine puissance sans avoir d’effet très positif car le rapport n’est pas adapté à la situation. Dans les deux cas, l’assistance ne remplira pas sa fonction correctement.

Capteur de pression

C’est le capteur le plus adapté à l’assistance électrique, car ce que l’on souhaite en tant qu’assistance, c’est simplement de limiter les efforts de l’utilisateur. Ce système de détection permet de transmettre au calculateur l’effort que l’utilisateur impose aux pédales. Plus l’effort détecté est important, plus le système d’assistance enverra de puissance au moteur. Si l’effort diminue, l’effort généré par le moteur diminuera. Ce capteur est idéal pour que le calculateur transmette immédiatement de la puissance au moteur lors des démarrages. À ce moment, l’effort exercé par le cycliste est si important que le moteur se met en route immédiatement à pleine puissance (sans pour cela faire totalement l’effort nécessaire au démarrage).

Capteur d’effort

Le capteur dit « d’effort » combine deux informations : la vitesse de pédalage et la pression exercée sur les pédales. Cette méthode d’analyse des actions du cycliste permet d’apporter une assistance plus proche des vrais besoins de l’utilisateur. Avec ce type d’analyse le calculateur sera en mesure d’informer le cycliste des possibilités d’utilisation des différents rapports des dérailleurs pour optimaliser sa façon de pédaler en limitant l’utilisation de la puissance du moteur et de ce fait l’autonomie de la batterie. Ce capteur permet donc une meilleure gestion des énergies, quelles soit mécaniques (moteur et batterie) ou physiques (musculaires).

Capteur de tension de chaîne

C’est un système peu utilisé chez les fabricants. On peut le comparer au capteur de pression car la chaîne est l’élément transmetteur de l’effort vers la roue. Pour que l’assistance s’enclenche il doit y avoir un effort au niveau de la chaîne. Plus la chaîne est tendue, plus l’assistance est importante.